Le compte à rebours
15 Comments Published by Kenza August 6th, 2008 in Ma moussiq'a, Mes p'tites vites.Plus que quatre jours…
Je peux même les compter en heures…
Pousser un peu plus et calculer les minutes…
Je sais que la route va être longue…
Je sais qu’une journée sera perdue…
Je sais l’état dans lequel je vais être à l’arrivée…
Mais tout cela n’est rien…
I wanna go home…
I wanna Go home - Michael Buble
PS: un petit blog meeting ça vous tente?
Une envie soudaine de mettre de la musique sur mon blog …
Cela faisait un moment …
Un morceau solitaire sur mon lecteur, une musique entraînante, envoûtante, sans paroles, mais qui en dit tant …
Luttons nous réellement pour nos plaisirs?
Wim Mertens - Struggle for Pleasure
L’invitation fut lancé il y a bien longtemps, l’envie d’y aller était pressante, quelques occasions furent ratées, le moment idéal tardait à venir… et puis un jour une décision fut prise, une date fut noté et il ne restait plus qu’à prendre la route…
Je me suis tout d’abord dit que pour ce fabuleux voyage, il me fallait enjamber ma belle mule aux yeux de biche, qu’elle seule pourrait retrouver le chemin, qu’elle seule pourrait me faire voir ses monts et merveilles… mais les rumeurs s’amplifièrent et chacun y alla de ses conseils :
Une personne me dit que pour ce voyage, seule la panthère noire répondant au doux nom de Greyhound pouvait m’amener à bon port, que seuls ses bonds traversent ses rivières, que seuls ses rugissements domptent ses mystères…
Une autre me dit que non et me parla d’au aigle majestueux qui en un battement d’aile arrive sur les plaines de la Batataland, mais que pour le dompter il lui fallait mille et un salamalecs, chacun dans une langue et une centaine de courbettes chacune différente…
Et quand les conseils se multiplièrent et quand tous commencèrent à m’embrouiller, Loula me dit en secret : dans la vallée magique, il y a un gentil gnome, il suffit de l’appeler très fort tout en silence, d’attendre que le soleil encore ensommeillée quitte à peine sa tanière pour qu’il apparaisse comme par magie au pas de notre porte et nous emmène dans son carrosse vitré vers ce long voyage, vers le pays magique, ver Khmiss Batata…
Il paraitrait que Khmiss Batata est une contrée lointaine, il paraitrait que Khmiss Batata est une contrée magique, il paraitrait qu’elle est connue et reconnue, il paraitrait qu’elle inspire les plus beaux écrits, mais surtout on me dit que Batata y pousse à tous les coins de rues, que les arbres en sont garnis et qu’on y trouve même des variété d’une rare beauté, brillantes sous un ciel aux milles étoiles où des oiseaux magiques volent en zigzag battant des ailes pour toute germe nouvelle.
Il paraitrait que pour arriver à Khmiss Batata on traverse une majestueuse rivière gouverné par un loup millénaire à qui les voyageurs se doivent de montrer patte blanche afin qu’il leur lance ses bénédictions du haut de son trône doré…
Il paraîtrait que ces bénédictions leur sont nécessaires pour traverser d’autres contrées sauvages aux noms pleins de mystères, le Kamouraska et ses secrets et toutes les vallées sacrées, certains disent que la contrée du grand saut n’y est pas loin, d’autres préfèrent ne pas sauter…
Mais apparemment c’est à Khmiss Batata que tout se passe, il suffit d’y arriver, de tourner plusieurs fois sur soi même, toujours en commençant par sa gauche, de demander à haute voix où se trouve la maison bleu, celle où vit Loula, Loula la nomade, Loula la herraga, mais qui ne la connaît pas ?
Et quand vous aurez demandé à tout un chacun, hommes et femmes, petits et grands, et même demandé aux chiens, et quand tous vous auront montré le chemin, la maison bleue apparait enfin sous vos yeux et vous saurez que vous êtes bel et bien arrivé…
PS: Si vous vous êtes déjà demandé à quoi ressemblent les habitants de Khmiss Batata, en voilà un échantillon fort représentatif
L’attente
13 Comments Published by Kenza July 14th, 2008 in Mes coups d'coeur, Mes cyber balades, Mes murmures, Mes vagabondages.La soirée s’annonçait des plus agréables, des amis de longues dates et des promesses d’amitiés nouvelles, l’air circulant dans les Shisha faisait un bruit berçant, tantôt fort tantôt traînant, les verres de thé se remplissaient pour mieux se vider et les discussions voyageaient au grès de pistes enchevêtrées.
Soudain il se leva, annonça qu’il se devait de nous lire un poème, il l’avait écouté de la bouche du maître en personne, il avait été émerveillé et ne pouvait nous laisser en reste de tant de beauté.
Il prit une dizaine de minutes pour aller le chercher, commença un récital passionné, accrochant nos sens au verbe autant qu’à son air des plus animé : et tout le monde en fut subjugué.
درس من كاما سوطرا
محمود درويش
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بكأس الشراب المرصّع باللازرود
انتظرها،
على بركة الماء حول المساء وزهر الكولونيا
انتظرها،
بصبر الحصان المعدّ لمنحدرات الجبال
انتظرها،
بسبع وسائد محشوة بالسحاب الخفيف
انتظرها،
بنار البخور النسائي ملء المكان
انتظرها،
برائحة الصندل الذكرية حول ظهور الخيول
انتظرها،
ولا تتعجل فإن اقبلت بعد موعدها
فانتظرها،
وإن أقبلت قبل موعدها
فانتظرها،
ولا تُجفل الطير فوق جدائلها
وانتظرها،
لتجلس مرتاحة كالحديقة في أوج زينتها
وانتظرها،
لكي تتنفس هذا الهواء الغريب على قلبها
وانتظرها،
لترفع عن ساقها ثوبها غيمة غيمة
وانتظرها،
وخذها إلى شرفة لترى قمراً غارقاً في الحليب
انتظرها،
وقدم لها الماء، قبل النبيذ، ولا
تتطلع إلى توأمي حجل نائمين على صدرها
وانتظرها،
ومسّ على مهل يدها عندما
تضع الكأس فوق الرخام
كأنك تحمل عنها الندى
وانتظرها،
تحدث اليها كما يتحدث ناي
إلى وتر خائف في الكمان
كـأنكما شاهدان على ما يعد غد لكما
وانتظرها
ولمّع لها ليلها خاتما خاتما
وانتظرها
إلى ان يقول لك الليل:
لم يبق غيركما في الوجود
فخذها، برفق، إلى موتك المشتهى
وانتظرها!…
Nayda en quatrains
5 Comments Published by Kenza July 8th, 2008 in Mes p'tites vites, Mes vagabondages.
Une Nayda littéraire prend son envol de chez Karim.
Tout le monde peut y mettre du sien, blogueurs ou simple lecteurs, berberophone, arabophone, francophone ou anglophone, des sujets selon l’inspiration du moment, l’essentiel est de quatres petits vers, car c’est sa Nayda au quatrain.
Je n’écris pas de poèmes mais on ne laisse pas passer une Nayda sans se lever.
Alors si le cœur vous en dit, c’est chez Karim que ça se passe, et c’est à lui que j’ai confié mon tout premier quatrain.
«L’âme du philosophe veille dans sa tête, l’âme du poète vole dans son cœur, l’âme du chanteur vibre dans sa gorge, mais l’âme du danseur vit dans son corps tout entier».
Gibran Khalil Gibran
Elle fait bien sa cinquantaine, un corps de femme qui a donné la vie, qui as vécu et en a vus d’autres comme elle dit, un sourire toujours invitant, un regard toujours brillant, une allure bien discrète au fond.
Cependant cela recommence à chaque danse, chaque fois que je la vois prendre son envol, encore et encore, comme ce papillon sortis de lui-même, étendre ses ailes qui brillent sous le soleil, elle vibre et fait vibrer son corps, dans son sourire on perçoit toute son âme et tout ce que cette musique fait comme échos au fond d’elle. Comment peut-on, en une fraction de seconde, embellir autant?
Elle ressent la musique et nous la peint, tableau enchanteur où notre regard se confond à notre ouïe, nous coupant le souffle le temps de sa courte vie. Des gestes doux et précis traduisant ce qu’est la beauté, la vraie, celle qui nait sous vos yeux et grandit, celle qui n’est nullement image plate sans reflets, mais vivante de sensations, vibrante de sentiments, sensuelle de ces charmes millénaires, où la classe est de rigueur, où la vulgarité ne peut trouver sa place, où la féminité se dévoile et prend tout l’espace d’un orient et toutes ses saveurs, complexe, riche et enchanteur.
On la regarde et on reste bouche bée, charmé et déjà conquis, par cette passion qui prend racine petit à petit, comme une graine qu’elle lance d’un des gestes de sa main et qui trouve refuge dans nos cœurs et nos imaginaires. Une passion qui se vit et se partage, une contagion dont on ne peut échapper, elle nous happe, nous avale, nous fait rêver de nouveaux espoirs : nous pourrions être belles aussi.
Mais elle, elle reste elle, une artiste et une vraie : passionnée et douée, humble et rigoureuse, respectueuse de son art, désireuse de toujours apprendre, apprendre et faire apprendre, donner à son tour, faire vivre sa passion à d’autres qu’elle, faire naître dans leurs yeux la flamme qui brille dans les siennes. Elle est née pour danser, il en a toujours été ainsi : elle dansera jusqu’au dernier jour de sa vie.
Je me demande comment on est après plus de six ans de détention
Six ans à attendre, six ans à espérer, six ans à perdre espoir
Six ans c’est long
Plus de six ans, encore plus long…
Chaque jour il faut danser, fût-ce seulement par la pensée
Nahman de Braslaw
Estelle (Liban) gagnante du télé-réalité libanais Hezi Ya Nawaem
Parce que ce soir, c’est le dernier cours de danse de la session…
Parce qu’il ne fait pas si beau que ça…
Parce que je ne suis pas très en forme…
Parce qu’il n’y a pas plus beau que la beauté…
Parce que sans raison… juste une envie de danser …
PS: Joyeux anniversaire à Doussa we koul 3am wenti 7aya bkhir ;) Huge mwah à toi
Mon orgueil, mes préjugés
9 Comments Published by Kenza June 19th, 2008 in Mes lectures, Mes murmures.Orgueil et préjugés - Jane Austin (1775 - 1817)
Il m’arrive quelque fois de bouder mes livres, comme il m’arrive de bouder tant de choses, le temps d’un instant, le temps d’une respiration, le temps d’autres horizons…, mais mes livres sont ceux vers lesquels je reviens toujours, immanquablement, quelque soit la durée de mon éloignement, quelques soient les horizons attrayants, quelque soit mes lassitudes, quelques soient les nouveaux émerveillements, leur place en moi demeure béante, les réclamant car ne sont-ils pas eux même changeants.
Il m’arrive de revenir facilement, de les reprendre rapidement, avide de tourner leur pages, d’amadouer leurs lettres, d’absorber leurs mots, de m’identifier à leurs personnages, de m’approprier leurs univers, de disséquer leurs messages, de m’évader, de m’envoler, de voyager, autant en eux qu’en moi à travers eux…
Mais il arrive aussi que le retour soit un peu lent, que le bras paresseux, les yeux fainéants, la tête nonchalante, repoussent les retrouvailles qui en deviennent froids et lassants. Alors dans de tels moments, je tends le bras et je le reprends car je sais que lui sauras nous réconcilier, lui saura m’amadouer, lui me redonneras envie…
Il est des livres qu’on aime pour tellement de raisons qu’on ne peut les nommer toutes, il est des livres qu’on peut lire plusieurs fois sans jamais s’en lasser, il est un livre que je peux ouvrir à n’importe quel page, à n’importe quel moment, commencer ma lecture et me retrouver dans son univers fascinant, découvrir d’autre murmures, me poser d’autres questions, sourire ou m’attendrir, rêvasser et m’endormir des étoiles au fond des yeux.
“Orgueil et préjugés” est depuis bien longtemps ce livre là, celui que j’ai lus et relus, en entier ou par passages, celui que je reprend sans efforts, qui m’ouvre ses portes sans protocole, qui me nourris inlassablement et qui de temps en temps me surprend d’une saveur nouvelle que je n’avais su goûter auparavant.
l’Histoire charmante de l’amour naissant entre Elisabeth Benett et Fitzwilliam Darcy, une bien jolie histoire écrite il y’a près de deux siècles déjà dans cette Angleterre victorienne friande de protocole, de bals dansants, et de discours assommants. Mais entre les bals et leurs costumes, entre les échanges intelligents, entre broderie et taffetas, entre les gentelmen charmants et les demoiselles en quête d’une situation, un monde d’une autre époque, une époque révolue, une époque lointaine, étrange… mais si proche pourtant… Une histoire qui as traversé les siècles pour encore nous parler de nous, nous qui avons tellement changé sans pourtant être différents.
D’où nait notre orgueil? d’où viennent nos préjugés? Car ce sont là les vrais héros de l’histoire…
De l’orgueil, le notre, celui qui nous entoure, celui qui fait naître en nous des préjugés, celui qui naît de nos préjugés, celui qui nous fait subir d’autres préjugés, celui qui nous empêche de nous voir, de voir le monde autour de nous, de voir les gens à nos côté, tels qu’ils sont, tels que nous sommes, celui qui nous empêche d’entendre d’autres voix que la sienne, celui qui nous fait passer à côté de beaucoup de choses sans les voir sans souvent pouvoir nous rattrapper, celui qui vient de nos forces, celui qui nait parfois de ce que nous avons de plus beau en nous, et qui peut finir par l’enlaidir…
Des préjugés, ses amis fidèles qui l’accompagnent, que nous jettons à bout de bras poussés par notre aveuglement, qu’ils soient petits ou grands, qu’ils soient favorables ou abaissants, ils ne naissent que de nos perceptions, de ces schémas que notre vécu à construit, que très souvent notre orgueil nourit et qu’il est parfois difficil pour nous de remettre en question.
Orgueil et préjugés n’est que l’histoire d’un voyage, le voyage d’un homme et d’une femme qui ont appris l’humilité, l’humilité de remettre en cause leurs préjugés et de faire face à leur orgueil tel qu’il est.
Orgueil et préjugés est aussi le livre qui, par moments, me tire les oreilles en me disant, remet toi donc en question …
Une danse est un poême - Denis Diderot -
Naila & Amelia - Danse Orientale Montreal
Compétition AQDO 2007
Médaille d’or





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